Salut les gamers!

Aux armes, compagnons! Ils sont là. Ils viennent de la forêt. Ils ne veulent qu’une chose: détruire votre château. C’est la panique! Les monstres ont amassé leur armée et attaqueront de tous les côtés. Avec vos alliés, vous devez les empêcher d’approcher de vos murs. Si les murs tombent, reconstruisez-les! Ne les laissez pas détruire les tours du château par contre, car tout serait perdu. Arriverez-vous à repousser l’armée ennemie ou succomberez-vous à leur nombre? Venez mener le combat dans Castle Panic.

Nombre de joueurs: 1 à 6 joueurs

Durée d’une partie: 60 minutes

Public: 10 ans et plus

Créateurs: Justin De Witt

Éditeurs: Fireside Games, Pegasus Spiele

Sortie: 2009

Castle Panic est un jeu coopératif de défense et de gestion de cartes. Le plateau de jeu est divisé en sections de couleurs, numérotées, et en cercles de zones. Des monstres arrivent depuis la forêt entourant le château qui se trouve au centre du plateau de jeu. Les joueurs ont en leur possession un certain nombre de cartes en fonction du nombre de joueurs dans la partie. Pendant son tour, le joueur utilise ces cartes pour attaquer les monstres, réparer ou renforcer les murs extérieurs ou déclencher des effets de jeu. Les joueurs peuvent échanger des cartes entre eux, dans une certaine limite, et doivent planifier ensemble les meilleurs coups à faire pour repousser leurs ennemis. À la fin du tour de chaque joueur, les monstres présents sur le plateau s’approche vers le château et ses murs et de nouveaux monstres sont ajoutés au plateau dans les zones de forêt. Si un monstre entre en contact avec un mur ou une tour, il la détruit. Les joueurs perdent la partie si les monstres réussissent à détruire les 6 tours. Les joueurs remportent la victoire s’ils réussissent à passer et éliminer tous les jetons de monstre et qu’il leur reste encore au moins une tour qui tient debout.

Castle Panic a 10 ans déjà au moment où je rédige l’article et je pense que c’est encore un excellent jeu, surtout pour introduire des joueurs à des jeux coopératifs et à des jeux avec un peu de stratégie. Puisque c’est un jeu coopératif, les joueurs peuvent tous jouer avec leur main de cartes ouverte, permettant à tous de voir ce qui est possible de faire pendant le tour de chacun et prévoir les bonnes actions à poser quelques tours à l’avance. La mise en place est rapide, les règlements sont simples à expliquer et une partie se déroule dans un laps de temps raisonnable. Le jeu vient également avec des cartes d’aide pour se souvenir des étapes du jeu et des spécifications sur certains éléments du jeu sont inscrites sur le plateau pour éviter d’avoir à fouiller dans les règlements en cours de partie.

Visuellement, les dessins sur les cartes et les jetons de monstre sont simples et agréables. On pourrait s’attendre à voir ce type de graphisme dans certaines bandes dessinées et je crois que c’est bien suffisant pour ce type de jeu. Ça permet de garder une certaine légèreté. Au niveau du matériel, autant les cartes que les jetons sont de bonne qualité et les pièces de murs et de tours qui tiennent debout ajoutent une belle dimension au plateau. Les divisions sur le plateau de jeu sont claires et facilement identifiables et il n’y a pas de confusion à avoir sur les cartes des joueurs car leur effet est bien décrit en toutes lettres. (Cependant, le jeu n’est disponible qu’en anglais.)

Le fonctionnement est vraiment très simple. Lorsque le tour du joueur commence, il a l’option de défausser l’une de ses cartes s’il trouve qu’elle ne lui sera vraiment pas utile et de la remplacer par une nouvelle carte de la pioche. Ensuite, le joueur peut échanger une carte (ou 2 lorsqu’il y a 6 joueurs) avec un autre joueur pour obtenir une carte qui sera plus utile pendant son tour (ou l’échange peut être pour une carte qui sera utile à l’autre joueur). Le joueur peut alors utiliser autant de cartes qu’il le souhaite, voire toutes, pendant son tour. Les cartes d’attaques sont séparées en 4 types d’unité: les épéistes, les chevaliers, les archers et les héros. Chaque type est disponible dans les trois couleurs des sections du plateau, soit bleu, rouge et vert et certains sont disponibles dans une version que le joueur peut utiliser dans n’importe quelle couleur de section. Tandis que les héros peuvent attaquer les monstres dans n’importe quel cercle (à part la forêt), les autres unités doivent attaquer dans leur section désignée. Chaque carte utilisée enlève un point de vie à un monstre. Les monstres possèdent entre 1 et 3 points de vie qui sont indiqués sur le coin de leur jeton. On tourne le jeton pour que leurs points de vie actuels pointe vers le centre du plateau. Certaines cartes spéciales sont également disponibles pour les joueurs pour renforcer un mur avec une barricade, reconstruire un mur, piocher 2 cartes supplémentaires ou ne pas ajouter de monstres à la fin du tour, par exemple.

Lorsque des nouveaux monstres sont ajoutés au plateau, le joueur roule un dé à six faces et place le monstre dans la section correspondant au chiffre dans la zone de forêt. Lorsque les monstres avancent, ils s’approchent d’un cercle vers l’intérieur du plateau. Lorsqu’ils entrent en contact avec un mur, ils perdent un point de vie mais détruisent le mur. Lorsqu’ils entrent en contact avec une tour, il se produit la même chose mais en plus ils se déplacent là où se trouvait la tour s’il leur reste des points de vie. Les monstres ne reculent pas et ne se déplacent pas de côté à moins qu’un effet de jeu le spécifie. La seule exception est lorsque les monstres se trouvent dans zone des tours, alors ils se déplacent effectivement de côté, cherchant à détruire le plus de tours possibles. Certains jetons de monstres représentent des effets de jeu spéciaux qui peuvent, par exemple, déplacer des monstres, faire rouler une grosse pierre et dévaste presque tout sur son passage ou faire perdre des cartes aux joueurs.

À travers les monstres, on retrouve aussi certains “mini-boss” qui ajoutent des effets particuliers lorsqu’ils entrent en jeu. Chaque partie peut se passer très différemment en fonction de la pioche des cartes mais aussi de la pioche des jetons de monstre et du lancé du dé pour les placer sur le plateau. C’est intéressant de voir comment ça se déroule à chaque fois et de discuter avec les autres joueurs autour de la table pour essayer de prévoir quand jouer quelles cartes. Par exemple, un troll à 3 points de vie pendant votre tour se trouve dans la zone d’archer rouge. Vous ne possédez pas de carte archer rouge mais vous avez un épéiste rouge. Le joueur deux places à votre gauche possède un archer rouge. Il est utile d’échanger votre épéiste contre son archer, car vous pourrez utiliser l’archer à votre tour, le troll avancera dans le cercle chevalier pour le prochain tour, puis au cercle épéiste pour le tour suivant, soit celui du joueur qui a maintenant votre épéiste et qui pourra donc l’utiliser.

Les cotes de Mike (sur 10):

Qualité graphique: 7

Qualité des composants: 8

Facilité d’apprentissage: 8

Bon fonctionnement des mécaniques: 8.5

Appréciation générale: 8

Castle Panic est définitivement un très bon jeu, simple mais vraiment intéressant. Il y a trois “modes de jeu” disponibles: complètement coopératif dans lequel les joueurs gagnent ou perdent ensemble, “master slayer” dans lequel les joueurs conservent les monstres qu’ils ont éliminés comme trophées et si les joueurs gagnent la partie celui avec le plus de trophée est grand gagnant, et finalement “overlord” dans lequel l’un des joueurs contrôlent les monstres et placent des jetons de monstre qu’il choisit parmi une sélection et peut même choisir dans quelle section de forêt il les pose. Le jeu possède trois extensions de jeu: The Wizard’s Tower (2011), The Dark Titan (2015) et Engines of War (2016). Ces extensions ajoutent de nouveaux monstres, de nouvelles cartes de joueurs et de nouveaux effets et principes de jeu très intéressants. J’ai la chance d’avoir essayé les 2 premiers et j’ai trouvé que ce qu’ils ajoutent comme matériel supplémentaire est vraiment excellent lorsqu’on a joué beaucoup au jeu de base et apportent une petite complexité de plus qui met du piquant dans la partie. Je vous recommande fortement d’essayer au moins le jeu de base. Comme je l’ai mentionné plus haut, le jeu n’est malheureusement disponible qu’en anglais.

Revenez la semaine prochaine pour une autre découverte de jeux! Comme toujours, n’hésitez pas à laisser commentaires, questions et suggestions sur l’article.

Soyez bon joueur!

Compte instagram: rmike81


Michel Rondeau

Grand fan de jeux de toutes sortes. On me dit bon vulgarisateur pour présenter des jeux et accompagner les nouveaux joueurs.

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