Salut les gamers!

Est-ce que vous vous considérez comme un fin limier? Avez-vous le sens de l’observation aiguisé? Êtes-vous le genre de personne à obtenir des indices et arriver à la bonne conclusion rapidement? Enfilez votre chapeau de détective et entourez-vous de vos amis les plus vifs d’esprit car vous devez élucider un crime avant l’équipe de détectives adverse, en prenant soin de ne pas être dans les pattes des forces policières, dans Shadows: Amsterdam.

Nombre de joueurs: 2 à 8 joueurs

Durée d’une partie: 20 minutes

Public: 10 ans et plus

Créateurs: Mathieu Aubert

Éditeurs: Libellud

Sortie: 2018

Shadows: Amsterdam est un jeu d’équipe de déduction et de mouvement. Chaque équipe est composée d’un agent de liaison et d’au moins un détective privé. Les agents de liaison des deux équipes possèdent une carte qui leur indique les endroits dans la ville où se trouvent des preuves concernant le crime, des points fréquentés par les policiers ainsi que les endroits où il est possible d’entrer en contact avec le client qui a engagé leur agence. Lorsque la partie commence, les deux équipes jouent en même temps sans tour de jeu, donc chaque équipe avance à la vitesse qu’elle veut (ou qu’elle peut…) sans attendre que l’autre équipe joue. Dans une équipe, l’agent de liaison doit choisir un espace sur la carte qui se situe à un ou deux hexagones de distance du pion de son équipe. S’il veut faire déplacer son équipe d’un hexagone, il doit leur remettre une image indice, parmi les dix disponibles pour les agents de liaison, qui les aidera à deviner quel espace il a choisi. S’il veut que l’équipe se déplace de deux hexagones de distance, il leur remet deux images indices. Lorsque les images indices sont utilisées, de nouvelles sont piochées pour les remplacer. L’équipe de détective doit s’entendre sur le déplacement de leur pion et le placer sur leur décision finale. Si l’endroit contient un X rouge, l’équipe a croisé la police et obtient un avertissement. Si l’endroit ne contient rien, il ne se passe rien. Si l’endroit contient une preuve à la couleur de l’équipe, un jeton de preuve est placé sur la carte à cet endroit. Lorsque l’équipe a découvert ses 3 preuves, l’agent de liaison doit les diriger vers leur client pour remporter la partie. Une équipe remporte également la partie si l’équipe adverse obtient trois avertissements par la police.

C’est exactement le genre de jeu qui peut sembler bizarre lorsque c’est juste décrit par écrit mais qui prend tout son sens et qui est très facile à comprendre lorsque vous l’avez devant vous. Pour ceux qui connaissent ces jeux, pensez à un mixte entre les jeux Mysterium (pour la partie de comprendre les images en rapport avec d’autres images, en équipe) et Codenames (pour la partie qu’un joueur sait ce que son équipe doit choisir et il doit trouver une façon de leur communiquer) et sachez que si vous avez le moindrement apprécié l’un de ces jeux, vous aimerez probablement celui-ci. Ma première réaction a été d’être un peu surpris par le style d’illustration utilisé dans le jeu. Avec un nom comme Shadows: Amsterdam qui parle d’un crime commis qui doit être enquêté par des agences de détectives privés, je m’attendais à quelque chose de plus sombre, moins coloré et pas tant avec des personnages animaux.

Ceci étant dit, les illustrations sont peut-être un peu plus enfantines qu’attendues, mais elles font très bien leur travail afin de fournir une panoplie d’images diverses à travers lesquelles il est possible de trouver des correspondances à plusieurs niveaux en utilisant les cartes d’images indices. Cependant, le sentiment général est que la carte de la ville ainsi que les peut-être les cartes images indices auraient pu être plus grandes. Il est facile de comprendre que ce format a été choisi pour pouvoir être placé sur pas mal toutes les tables et que le tout puisse tenir dans une boîte d’un format pas trop grand, mais il aurait été vraiment bien d’avoir des images plus grande pour mieux y décerner les détails. Surtout que si vous jouez avec un assez grand groupe de joueurs, vous devrez y jouer debout pour que tous puissent voir la carte. Les petits paravents ne sont d’ailleurs pas suffisament grands pour bien cacher les informations que possèdent les agents de liaison, surtout lorsque les joueurs sont debout. Les éléments de jeux permettent quand même une bonne rejouabilité car il y a sept grandes pièces d’ensembles d’hexagones pour former la ville, toutes réversibles et seulement six à la fois sont utilisées par partie. Il y a 40 scénarios différents parmi les cartes d’information des agents de liaison, donc 40 configurations différentes pour les emplacements de preuves, de policiers et de clients.

Malgré cela, le jeu est vraiment sympathique et très amusant. Le fait qu’il n’y a pas de tour de jeu et que les deux équipes jouent sans cesse et à leur rythme est vraiment intéressant. Dans un contexte plus familial, le jeu peut se dérouler tranquillement alors qu’il peut tout aussi bien être joué de façon frénétique avec les agents de liaison qui se dépêchent pour trouver les bons indices à donner à leur équipe de détectives qui vont discuter avec vigueur de l’interprétation de ces indices obtenus. C’est une dynamique que j’ai beaucoup aimé. Vous pouvez donc adapter le niveau de jeu en fonction du groupe de joueurs autour de la table.

Les cotes de Mike: (et des joueurs présents le mardi, sur 10)

Qualité graphique: Mike: 8 / Joueurs: 8.5

Qualité des composants: Mike: 7 / Joueurs: 6.5

Facilité d’apprentissage: Mike: 9 / Joueurs: 9

Bon fonctionnement des mécaniques: Mike: 9 / Joueurs: 8

Appréciation générale: Mike: 7 / Joueurs: 7.5

L’apparence un peu plus “dessin animé” des illustrations pourra attirer d’emblée les joueurs plus jeunes et les familles, mais il est important que les joueurs “plus sérieux” ne s’y arrêtent pas ou n’en soient pas repoussés car ce type d’illustration plus coloré, contrairement à quelque chose de plus sombre et sérieux, permet un éventail plus grand dans l’interprétation des indices. Je crois que Shadows: Amsterdam saura plaire à un très large public. Sachez également qu’il est possible d’y jouer en mode coopération complète, un mode prévu normalement pour 2 ou 3 joueurs, dans lequel tous les joueurs sont dans la même équipe et font la course non pas contre une équipe adverse mais contre la montre. Je l’ai essayé et j’ai aussi bien aimé ce style de jeu. Sachez qu’il est quand même plus intéressant d’avoir au moins 2 détectives dans une équipe et qu’il n’y a pas vraiment de maximum de joueurs même si c’est en principe 8 en autant que tous peuvent voir les cartes.

Revenez la semaine prochaine pour une autre découverte de jeux! Comme toujours, n’hésitez pas à laisser commentaires, questions et suggestions sur l’article.

Soyez bon joueur!

Compte instagram: rmike81


Michel Rondeau

Grand fan de jeux de toutes sortes. On me dit bon vulgarisateur pour présenter des jeux et accompagner les nouveaux joueurs.

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