Salut les gamers!

Parce que parfois les gens cherchent des jeux un peu déments, il faut bien prendre le temps de vous en présenter un.  Croyez-vous être prêt à la montée au pouvoir des bébés? Oui…les bébés. Des bébés sanguinaires qui attaquent tout sur leur passage. N’ayez crainte, vous avez les moyens de vous monter une défense en rasfistelant des morceaux de corps ensembles pour assembler votre armée de monstres prête à vous défendre contre ces bébés. Venez montrer qui est le meilleur dans Bears vs Babies.

Nombre de joueurs: 2 à 5 joueurs

Durée d’une partie: 15 à 25 minutes

Public: 7 ans et plus

Créateurs: Matthew Inman et Elan Lee

Éditeurs: (auto-publié)

Sortie: 2017

Bears vs Babies est un jeu de carte dans lequel les joueurs doivent créer des monstres pour pouvoir combattre des armées de bébés. Les bébés et les monstres sont séparés en trois couleurs: vert, bleu et rouge. La couleur d’un monstre est définie par la couleur de sa force sur la carte de sa tête. Les joueurs doivent ajouter des cartes de parties de corps à leurs têtes de monstres en suivant des règles de placement (il faut avoir la bonne quantité de coutures sur les deux cartes) pour en augmenter la force. À son tour, un joueur peut soit effectuer des actions, comme piocher de nouvelles cartes ou jouer des cartes de sa main, soit provoquer une armée de bébé, dans lequel cas tous les monstres de cette couleur doivent se mesurer à l’armée de bébés, soit faire le plongeon dans la défausse et se choisir une carte qu’il ajoute à sa main. Lorsqu’une armée de bébés est provoquées, les joueurs comparent la force de leurs monstres à celle des bébés et des autres monstres. Le joueur avec l’armée la plus forte capable de battre les bébés gagne les cartes de bébés comme trophée, puis tous les monstres qui ont combattu sont défaussés. La partie se termine lorsque la pioche est vide. Une extension de jeu NSFW (“not safe for work”, ce qui veut essentiellement dire à thème mature et ne convient pas à un jeune public) est également parue à la sortie du jeu.

Vous aurez compris que ce n’est pas un jeu qui se prend très au sérieux. Le jeu bénéficie énormément de la popularité de son prédécesseur Exploding Kittens qui avait bénéficié de l’immense popularité du dessinateur qui a accepter de prêter son coup de crayon au jeu, soit Matthew Inman l’auteur du webcomic “The Oatmeal”. Il faut savoir que le gros intérêt du jeu réside dans son graphisme et son humour particulier. Je ne suis personnellement pas un grand fan de ce type de dessin, mais j’avoue qu’il est comique de passer à travers les différentes cartes et devoir les combinaisons farfelues de monstres qu’il est possible de créer. Il est possible de se retrouver par exemple avec un requin (la tête) qui est à la fois un taco (le corps). Ou encore un ours polaire (la tête) qui porte un fabuleux léotard de gymnastique (le corps) et des jambes incroyables de cyborg (les jambes) auquel on accroche un bras en tronçonneuse et dont l’autre bras est un tyrannosaure qui tient des nunchakus. C’est farfelu, on va se le dire.

Ceci étant dit, après avoir joué quelques parties (voire une pour les moins intéressés), on a rapidement l’impression d’avoir fait le tour de l’effet “nouveauté” et de la découverte de l’humour du jeu. On se retrouve alors à simplement expérimenter le jeu et ses mécaniques. Les règlements et les cartes fonctionnent quand même bien et c’est simple d’y jouer. Les choix possibles lors du tour de jeu sont bien en évidence sur le tapis pour les cartes au centre de la table. Les joueurs ont l’option de tenter de se créer des monstres complets ou plusieurs monstres incomplets puisque tous les monstres de la même couleur d’un joueur compilent leur force ensemble face aux bébés. Un joueur peut donc avoir quatre tête avec une force de 2 chacune, toutes vertes, pour un totale de 8 points de force en vert au lieu de chercher à compléter des monstres avec une tête, un corps, des jambes et deux bras qui totalise 7 points de force. Donc, pour 4 cartes il est possible d’avoir plus de force avec seulement des têtes. C’est d’ailleurs dommage que tous les membres et toutes les têtes possèdent la même valeur (à l’exception des têtes d’ours qui sont de valeur 3). Il aurait été intéressant d’avoir des variations de force, ce qui aurait apporter des choix intéressants à faire lorsque le joueur ajoute une carte à son monstre.

Les cotes de Mike: (et des joueurs présents à la partie du mardi au Jeuxjubes, sur 10)

Qualité graphique: Mike 6 / Joueurs 8

Qualité des composants: Mike 8 / Joueurs 8.5

Facilité d’apprentissage: Mike 9 / Joueurs 9

Bon fonctionnement des mécaniques: Mike 8 / Joueurs 7.5

Appréciation générale: Mike 5.5 / Joueurs 6

Personnellement, j’ai trouvé intéressant d’essayer le jeu. J’y ai joué quelques parties et j’ai trouvé ça drôle, mais je me sens pas vraiment charmé. Si quelqu’un m’arrive avec excitation disant qu’il vient de se procurer le jeu et qu’il tient à y jouer, je ne refuserai pas une partie, mais je ne le proposerai pas non plus. Attention à ceux qui ne parlent pas du tout l’anglais, le jeu ne se fait pas en français. Pour les cartes des parties de corps ce n’est pas grave, sinon que vous manquerez les blagues, mais il y a quelques autres cartes avec un peu de texte dessus. Soit vous adorerez le jeu, surtout si vous êtes un fan de “The Oatmeal”, soit vous risquez de vous lasser rapidement. Il faut leur donner un point positif par contre, je n’ai jamais vu d’autres boites de jeu en fourrure!

Revenez la semaine prochaine pour une autre découverte de jeux! Comme toujours, n’hésitez pas à laisser commentaires, questions et suggestions sur l’article et de cliquez sur l’icône de coeur près du titre (équivalent au “like” de facebook ou le coeur de instagram).

Soyez bon joueur!

Compte instagram: rmike81


Michel Rondeau

Grand fan de jeux de toutes sortes. On me dit bon vulgarisateur pour présenter des jeux et accompagner les nouveaux joueurs.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *