Salut les gamers!

Excalibur, Merlin, la Dame du Lac, Arthur et ses chevaliers de la table ronde. Tous ont déjà entendu parlé de ces récits qui forment non seulement un classique de la littérature mais aussi un sujet encore très présent dans la culture populaire. On retrouve plusieurs films, séries et jeux vidéos traitant des aventures d’Arthur et de la quête du Graal. Vous avez maintenant la chance de faire vous aussi partie de la Légende Arthurienne en vous lançant dans le jeu de cette semaine: Les Chevaliers de la Table Ronde.

Nombre de joueurs: 3 à 7 joueurs

Durée d’une partie: 60 à 90 minutes

Public: 10 ans et plus

Créateurs: Bruno Cathala et Serge Laget

Éditeurs: Days of Wonder

Sortie: 2005

Les Chevaliers de la Table Ronde est devenu un petit classique dans le monde des jeux de table. Il nous vient de Bruno Cathala (nom que vous avez pu voir dans l’article Kingdomino de la semaine dernière, créateur de jeu très prolifique) et de Serge Laget qui est connu pour le jeu Mare Nostrum. Le jeu plonge les joueurs dans le rôle de divers chevaliers devant vaincre les forces du mal dans une série d’épreuves, de combats et de courses pour accomplir des quêtes. Il s’agit d’un jeu coopératif à semi-coopératif, car il est possible d’y jouer en complète coopération (recommandé pour les nouveaux joueurs) ou de distribuer des cartes de loyauté cachées en début de partie laissant savoir aux joueurs lesquels sont loyaux à la cause et lequel est un félon qui travaille dans l’ombre pour le côté ennemi et qui cherche à faire perdre les autres joueurs. Les joueurs doivent amasser des cartes blanches leur permettant de compléter des quêtes pour ensuite se déplacer sur le plateau et tenter de remporter des combats ou de compléter lesdites quêtes avec les cartes qu’ils ont en main tout en assurant la défense de la ville de Camelot qui est assiégée par des engins de guerre. Lors d’un tour, un joueur commence par faire progresser le mal puis il effectue ensuite son action pour le tour. Une deuxième action peut être accomplie si le joueur accepte de sacrifier un point de bravoure (point de vie), dans lequel cas la second action doit être différente de la première. Chaque personnage possède également un pouvoir spécial qui peut être utilisé dans le tour du joueur. e but du jeu est de compléter des combats et des quêtes afin d’amasser une majorité d’épées blanches (récompense pour les quêtes) sur la table ronde avant que 12 engins de guerre s’amassent aux portes de Camelot ou que les joueurs soient tous éliminés.

Je crois qu’il s’agit d’un excellent jeu pour introduire des nouveaux joueurs à des jeux de coopération et de gestion de cartes en main ainsi que de gérer des événements. Il faut comprendre que c’est quand même un jeu d’envergure. Cependant, bien qu’il semble y avoir beaucoup de règles à comprendre, la plupart du temps ce sont les mêmes principes qui reviennent d’une quête à l’autre et il suffit d’apprendre quelques concepts clés pour pouvoir se débrouiller à travers toute la partie. Il est recommandé de commencer par une partie complètement coopérative pour des nouveaux joueurs, permettant de se concentrer à bien maîtriser les mécaniques du jeu et à travailler en équipe pour remporter la victoire sans avoir à se demander si un traître n’oeuvre pas contre le bien commun du groupe.

La thématique du jeu, soit la Légende Arthurienne, est très présente et bien utilisée. Les décors sur les plateaux, les choix des quêtes et leurs récompenses sont bien dans le ton et nous offrent une immersion dans ce monde fantastique. Je trouve d’ailleurs que le choix du style artistique pour les graphiques est très approprié et donne vie au jeu. Les figurines sont tout à fait correctes pour un jeu qui date de 2005, à l’exception des bases de couleur des chevaliers qui auraient pu être de meilleure qualité et surtout plus juste au niveau des couleurs. Il arrive que certaines bases ne possèdent pas tout à fait la même couleur que l’emplacement de départ sur le plateau pour certains chevaliers ou même de la couleur de leur blason sur leur fiche de personnage. Cette exception mise à part, le reste du jeu est très joli et bien pensé. Le choix des plateaux de quêtes et de leur format n’a peut-être pas plus à tout le monde, car les quêtes “réversibles” ne donnent pas une forme standard au final lorsqu’elles sont ajoutées à côté du plateau principal, mais je comprends que ce choix a été fait pour permettre surtout une plus grande flexibilité dans la façon de placer les plateaux sur une table afin que tout puisse avoir sa place.

Au niveau du fonctionnement du jeu, comme je l’ai mentionné, il suffit de comprendre quelques éléments clés pour comprendre l’ensemble du jeu. Le joueur, à son tour, commence par faire progresser le mal en faisant son choix entre révéler une carte noire et l’appliquer, ajouter un engin de guerre (catapulte) devant Camelot ou sacrifier un de ses points de bravoure pour que rien ne se passe. Le joueur peut ensuite effectuer une action. Cette action peut être soit de se déplacer, jouer une carte de sa main pour la quête (les combats sont aussi des quêtes) où il se trouve, jouer une carte spéciale de sa main, se défaire de trois cartes identiques pour regagner un point de bravoure ou accuser un chevalier (si il y a une possibilité de félon et que certains critères de jeu sont présents). C’est tout. Un tour de jeu est donc assez simple. Oui, on peut effectuer une deuxième action (différente de la première) en sacrifiant un point de bravoure, mais cela n’ajoute pas beaucoup de complexité. Les quêtes fonctionnent toutes de façon similaires, il faut ajouter des cartes dans des ensembles prédéfinis ou dans un certain ordre et tenter de remporter la victoire. Certaines quêtes peuvent être entreprises par plusieurs chevaliers en même temps, mais deux des quêtes ne permettent qu’à un seul chevalier d’y participer à la fois et si ce chevalier quitte la quête, toute les cartes blanches qu’il a placé sont défaussées et  as progression est perdue alors que les cartes noires et la progression du mal demeurent. Je crois que la plus grosse déception des joueurs autour de la table est habituellement de n’avoir qu’une seule action à faire lors de leur tour. La majorité aurait préféré pouvoir au moins se déplacer gratuitement. Bien que ce serait intéressant de bénéficier de plusieurs actions, je comprends très bien que le jeu a été balancé en fonction d’une seule, ce qui ajoute donc à la difficulté d’accomplir les quêtes mais contribue aussi à la rapidité des tours, ce qui est non négligeable dans une partie qui peut accueillir jusqu’à 7 joueurs autour de la table.

Les cotes de Mike (et des joueurs présents à la partie du mardi au Jeuxjubes, sur 10)

Esthétique: Mike 8.5 / Joueurs 8.5

Facilité d’apprentissage: Mike 7 / Joueurs 6.5

Bon fonctionnement des mécaniques: Mike 8 / Joueurs 7

Appréciation générale: Mike 9 / Joueurs 8

En bref, c’est un jeu qui peut avoir l’air chargé, mais qui est quand même assez simple et qui fonctionne bien. Le visuel est très chouette et à chaque fois que j’y rejoue je redécouvre à quel point je trouve ça agréable. Les variantes permettant de jouer en coopération complète, d’avoir peut-être un félon ou d’avoir certainement un félon donnent des dimensions différentes et amusantes au jeu et apportent des changements de partie en partie. Une extension de jeu appelée La Compagnie de merlin est parue en 2008, ajoutant un 8e personnage jouable et donc amenant la partie à un maximum de 8 joueurs en plus d’offrir des choix alternatifs pour des personnages différents pour chacune des couleurs de chevalier. Le plus gros changement est l’arrivée de Merlin qui peut parfois accompagné les chevaliers dans leurs quêtes et leur apporter son support. Un nouveau paquet de cartes de voyage amène une nouvelle dimension au jeu car il n’est alors plus certain de pouvoir se rendre sain et sauf, ou de se rendre point, à notre destination lors de nos déplacements. C’est une extension de jeu intéressante, bien qu’un peu onéreuse pour ce qu’elle apporte.

Revenez la semaine prochaine pour une autre découverte de jeux! Comme toujours, n’hésitez pas à laisser commentaires, questions et suggestions sur l’article et de cliquez sur l’icône de coeur près du titre (équivalent au “like” de facebook ou le coeur de instagram).

Soyez bon joueur!

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Michel Rondeau

Grand fan de jeux de toutes sortes. On me dit bon vulgarisateur pour présenter des jeux et accompagner les nouveaux joueurs.

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